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Première Nation Malécite du Madawaska    1171 rue Principale    Première Nation Malécite du Madawaka  E7C 1W9

CONTEXTE DE LA REVENDICATION

Contexte de la revendication de la Première Nation Malécite du Madawaska

Le processus du tribunal des revendications particulières est quasi judiciaire (vous pouvez en connaitre plus ici),  ce qui signifie que Canada et la PNMM soumettrons des opinions d’experts et des preuves concernant la validité de– et pour déterminer la compensation pour – la revendication.


Ce contexte traite des dates clés et des évènements dans la vie de notre communauté, reliée à notre revendication.



Les malécites ont vécu, utilisé, et géré ces terres depuis des temps immémoriaux, ce qui signifie qu’ils ne sont pas des colons dans leur propre pays. Un village malécite existe au Madawaska, depuis au moins le milieu des années 1700, il a tenu une grande importance comme site du Grand Conseil Malécite à la fin des années 1700.


En 1785, un groupe de familles acadiennes est arrivé au Madawaska de Ste. Anne-des-Pays-Bas (aujourd’hui la région de Fredericton), cherchant à se relocaliser après la réinstallation loyaliste au Nouveau-Brunswick. Les malécites et les acadiens étaient traditionnellement connus l’un de l‘autre plusieurs années avant que les acadiens arrivent au Madawaska.  Certains acadiens qui sont venus connaissaient aussi bien le malécite, testamentaire d’une relation historique et sociale. Ainsi, il est possible que certains acadiens et malécites présents au  Madawaska en 1785 se connaissaient sur une base personnelle.  


En 1787, l’Arpenteur-général du N.B. (George Sproule), a été chargé de rencontrer l’Arpenteur-général de Québec à Grand-Sault, afin de régler la frontière provinciale. Ce qui a abouti à l’achèvement  d’un “arpentage des frontières”. Sproule n’était pas d’accord que la frontière provinciale soit située à cet endroit, alors il s’est dirigé vers le nord et intersecté John Frederick Holland (arpenteur agissant au nom de l’Arpenteur- général du Québec) et Hugh Finlay (ministre des Postes et Télécommunications du Québec) au Madawaska le 17 juillet 1787.  


L’arpentage des frontières de Sproule’s contient un carré rouge à côté des lots acadiens– le rouge utilisé sur les cartes d’arpentage d’alors souvent dénotait de l’importance– avec la notation, “ Les indiens ont besoin de la parcelle de terre dans les lignes rouges à réserver pour leur utilisation. Excepté le lot Kelly.”


Une correspondance variée entre l’Arpenteur-général et les arpenteurs nommés par la Couronne rend explicite l’intention d’adapter les “indiens” dans leur travail.  En fait, Lord Dorchester, Gouverneur général des Canadas, a écrit à Thomas Carleton, Lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, le 3 janvier 1787, “En même temps que vous prenez les mesures appropriées, pour la défense [sic] et la sécurité de la province, une bonne politique exige, que les indiens soient traités avec civilité et gentillesse. Vous pouvez, à un tarif moins coûteux, sécuriser leur amitié, que repousser [sic]  leurs hostilités. Outre la politique de cette conduite, la justice commune exige une certaine attention et une certaine compensation à ces personnes, dont nous venons et occupons les terres.”


Le roi George 111 a également émis une ordonnance le 6 mars 1790 mettant un moratoire sur l’octroi de terres dans les colonies britanniques, qui a duré jusqu’en 1820. Dorchester a écrit à Carleton le 12 mai 1790 avec une copie des instructions du roi stipulant que toutes les subventions en cours devaient être complétées. Le 1er octobre 1790, les acadiens ont reçu une subvention pour le terrain au Madawaska, y compris un plan de subvention décrivant les lots et la “ Réserve Indienne ”.  Le mot “Indienne” est croisé et réécrit sous le lot octroyé à Simon Hébert sur le côté est de la rivière Madawaska.


En 1792, la nation malécite a présenté une pétition pour recevoir une subvention de terrain au  Madawaska. Le colon écossais et magistrat local, Thomas Costin (octroyé le lot 31 au Madawaska), a aidé à écrire la pétition dans laquelle une description spécifique du terrain est fournie.  De la lettre de Thomas Costin - “…il [Grand Chef Simon Francois Xavier] est descendu par l’autorité [sic] d’une assemblée générale de sa nation pour demander à son  Excellence un espace de terrain pour une colonie pour l’ensemble de la nation”. Dans une lettre incluse, Costin écrit à propos du terrain décrit dans la pétition - “J’imagine que le capitaine Sproule l’a arpenté.”



En 1824, Simon Hebert (colon et entrepreneur) a présenté une pétition pour 300 acres sur le côté est de la rivière Madawaska. Sur le dessin l’accompagnant, “Réserve Indienne” est écrit près de et à travers son lot. Simon Hebert a reçu un lot de 250 acres le 16 mai 1825, le plan de subvention l’accompagnant inclus aussi “Réserve Indienne”. Écrit des deux côtés de la rivière Madawaska  contigu au terrain de M. Hebert des deux côtés.


En 1841, Moses Perley, qui était commissaire pour les Affaires Indiennes, a été instruit de produire un rapport de toutes les “colonies indiennes” au Nouveau-Brunswick. À l’été de 1841, Perley a visité la réserve du Madawaska où il a rencontré le chef Louis Bernard. Il écrit, “...il [chef Louis Bernard] m’a signalé l’ancien site de leur village, et aussi les frontières  qui furent assignées à la tribu quand il était jeune.” Louis Bernard est né en 1771, et aurait été âgé de 16 ans à l’époque où  Sproule a visité le Madawaska en 1787.


En 1844, une loi a été adoptée au N.B. (“Une loi visant à réglementer et éliminer les réserves indiennes  dans cette province”). La loi de 1844 stipulait que sur toutes les réserves indiennes du Nouveau-Brunswick 50 acres par adulte autochtone mâle demeuraient du terrain de la réserve tandis que le reste devait être mis aux enchères. Même si, la loi n’a jamais été  mise en vigueur, un dessin de la réserve du Madawaska a été complété par H.M. Garden en 1845, divisant la réserve en huit lots et l’extension de la ligne de bordure arrière.  


En 1860, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a accordé au colon John Hartt le lot no. 1 sur la réserve du Madawaska. John Hartt avait illégalement occupé la réserve pendant plusieurs années ce qui a conduit à cela et les malécites du Madawaska ont toujours protesté sa revendication au terrain de la réserve. Dans une lettre datée du 23 avril 1853, l’Agent indien, John Emmerson, écrit, “Que M Hartt a fait à plusieurs reprises la demande à  Bernard de disposer d’une partie de la réserve et de lui attribuer. Que lui [Louis Bernard] a constamment refusé à M Hartt lui disant que  le terrain était réservé pour l’usage des indiens et ne pouvait pas être vendu. Lewis Bernard et les autres indiens demeurant sur la réserve déclarent qu’ils ne souhaitent pas que le gouvernement dispose d’aucune partie de la réserve.”


En 1861, le chef Louis Bernard a visité Fredericton et a présenté une pétition au Lieutenant- gouverneur, J.H.T. Manners Sutton au sujet de la subvention de Hartt et des injustices qui ont eu lieu au Madawaska au cours de sa vie. Voici un extrait de cette pétition:


Que votre pétitionnaire le dit Lewy Bernard demeure sur la réserve indienne immédiatement sous l’embouchure de la rivière Madawaska du côté droit de la rivière St-Jean dans le présent comté de Victoria avec ses enfants et ses petits-enfants qui demeurent avec lui ainsi que d’autres indiens de la même tribu qui y demeurent, avec lui sur les dites terres indiennes comme voisins et que votre pétitionnaire indiquerait  également et humblement qu’il a vécu sur le dit terrain de la réserve indienne depuis qu’il est un jeune homme son père y demeurant avant lui et qu’il y est lui-même né… il est maintenant devenu vieux et infirme et n’a pas en tête de chercher une autre demeure et souhaite vivre et mourir sur la terre qu’il a aidé à éclaircir et cultiver depuis sa jeunesse et sur les terres que son roi et son pays ont toujours réservées pour lui et la tribu indiennes des malécites de la St-Jean à laquelle il appartient. Il ne peut supporter la pensée douloureuse d’avoir à enlever des terres où il a enterré ses femmes et ses enfants et petits-enfants et son père et sa mère et ses frères et soeurs et tout ce qui lui est cher  mais espère qu’il lui soit permis de vivre le reste de sa vie sur ces terres. Cela lui est devenu si sacré à cause de toutes les associations attachantes énumérées ci-haut et lesquelles il se croyait être obligé de perdre ou qui lui seraient enlevées cela serait comme une mort prématurée pour lui… M Rice [Agent indien] lui a dit…que le gouvernement allait vendre son terrain ou ce terrain réservé aux indiens à la rivière Madawaska près du P’tit Sault au mois de juin de la présente année de 1861. Et le pétitionnaire ne croyant pas possible d’être si mal traité par son gouverneur et son pays que ses terres soient vendues de sous sa famille et que lui et sa famille soient chassés de son unique demeure a fait ce long voyage de la Petite Madwaska à Fredericton où son gouverneur demeure pour lui parler de ces terres tel qu’indiqué dans cette pétition … Ils ne permettraient pas à aucun agent ou toute autre personne ou souffrir que ses terres soient vendues que lui et sa famille soient dépossédés ou qu’ils soient chassés de chez eux qui leur est devenu si sacré et si cher.[signé Lewy Bernard et d’autres indiens de la tribu malécite de la St-Jean]”


Bien que de nombreuses discussions aient eu lieu avec des représentants du gouvernement dans les années intermédiaires, l’histoire moderne du processus de la revendication  reprend à la fin des années 1990.







Documents de la revendication de la PNMM: http://www.sct-trp.ca/curre/details_f.asp?ClaimID=20121001


Site du tribunal des revendications particulières: http://www.sct-trp.ca/hom/index_f.htm


Affaires Autochtones et du Nord du Canada: https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100010002/1100100010021


Affaires Autochtones du N.B.: http://www2.gnb.ca/content/gnb/fr/ministeres/affaires_autochtones.html


Assemblée des Premières Nations: http://www.afn.ca/Assembly_of_First_Nations.htm


Conseil de la Conservation de la Nation Malécite: https://www.maliseetnationconservation.ca


Congrès de la politique atlantique des chef des Premières Nations: http://www.apcfnc.ca


Bibliothèque &Archives du Canada: http://www.bac-lac.gc.ca/eng/Pages/home.aspx



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